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Alimenter le bonheur
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Par Richard LaChance , psychologue
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Je suis dans un état de Bonheur lorsqu’une plénitude m’habite. Un sourire honnête prend place sur mon visage. Un contentement. Plus qu’une satisfaction. Pas de la complaisance. Je souris à la Vie. Je lui rend grâce. Une grande reconnaissance. Une gratitude. Merci la Vie. Merci de m’offrir cette opportunité de goûter pleinement la joie d’être vivant. D’en jouir pleinement. À l’instant présent.

Le Bonheur est un état d’être. Une conduite envers soi-même et envers la Vie. Une bulle de bien-être que je crée consciemment afin de préserver le vivant en moi. Comme un aura. Plus grand qu’un sourire béat. Un mouvement des lèvres qui confirme un état intérieur. Une pause sur l’extérieur mouvementé. Pas une négation. Ni une distance. Ni un «je m’en foutisme». Une considération importante vis-à-vis soi. Nécessaire. Une pause en eau calme.

Le Bonheur n’est pas acquis pour toujours. Il est une nourriture pour l’âme en même temps qu’il doit être nourrit. Sans nourriture il s’appauvrit. Se flétrit. Il devient une utopie. Inaccessible rêve.

Au quotidien, il est défi. Exigence. Une invitation au dépassement. Par delà la quotidienneté. Les affres du «au jour le jour». De l’agenda du bureau. Des tracas de la journée de travail. Par delà le métro-boulot-dodo. Une quête. Un travail permanent. Une vigile.

Plus qu’une simple lumière au bout du tunnel. Un phare au quotidien. Un endroit où se dirigé. Un ajustement est demandé pour garder le cap. Constamment. Au fur et à mesure des situations journalières.

Conquérir le Bonheur. Pas vraiment. Le Bonheur n’est pas de l’ordre de la conquête. Ni de l’exploit. Il est. Simplement. Il est en nous avant que nous puissions lui toucher. Le nommer, à vrai dire. Il est en nous. Il est à redécouvrir. À faire surgir de nous. Parmi les reliques du négativisme, du doute et des «c’est impossible». Quelque part, par delà les obstacles, que nous-même avons pu lui placer, il devra faire son chemin. Se frayer une route pour faire surface.

Étonnamment, le plus important défi au Bonheur, c’est nous ! Il ne demande pas mieux que de venir combler nos journées. De mille et une façons, nous lui faisons obstacles. Des reproches. Aux critiques. Des regrets. Aux culpabilisations à ne plus finir. Des inquiétudes. Aux sempiternelles lamentations et proscratinations. «Il fait beau aujourd’hui, mais il va mouiller demain!» Ou : «Je le ferai demain !» Demain n’arrivera jamais. Le Bonheur est alors pour les autres. Pas pour soi. On se sent alors privé d’un droit.

Le Bonheur n’est pas un droit. Ni n’appartient au domaine du légal. Il Est. Un état d’être. Un en soi. Un état d’esprit. Une manière de vivre. Des instants parmi une marée de quotidiennetés. Des moments qui peuvent être plus ou moins longs. Plus ou moins grands. Selon notre aptitude à être à son écoute. Selon l’importance que nous lui consacrons.

Parfois nous avons l’impression qu’il nous a quitté alors que nous nous sommes subjugués, prisonniers de notre volonté. Vouloir avoir raison. S’entêter avec la Vie. Refuser le lâcher-prise. Repousser l’abandon qui nous conduira tout doucement vers le nectar de la Vie. Le Bonheur tant souhaité.

On ne le trouve pas plus chez les riches que chez les pauvres. Il ne s’achète pas. Il n’a pas de prix. Bien qu’il puisse faire rêver. Il s’apprivoise. S’amadoue. On se familiarise avec lui. On l’inclut dans sa Vie de tous les jours. À tout hasard. On emprunte des chemins les moins fréquentés. Loin des autoroutes. De l’habituelle trajectoire. Celui du métro qui conduit au boulot et delà au dodo. Celui-là est routine. Très peu pour nourrir le Bonheur.

Le Bonheur ne se retrouve pas dans le jargon de l’ordinaire. Il est extra-ordinaire. Hors de l’ordinaire. Il ne s’élève pas dans le tourbillon de paroles. Ni celui de la surcharge de pensées. Bien qu’il soit fort. Et qu’il remplisse tout notre être. Lorsqu’il est présent. Il est fragile comme papillon. Il a besoin d’un cocon pour être cultiver. Un berceau. Pas de la ouate. Une attitude particulière. Un respect de soi. Des autres. Une attention spéciale. Une considération pour la personne que nous sommes. Que je suis. Un langage peu ordinaire.

Ce langage est effort. Il se soustrait du langage «du-va-comme-je-te-pousse». Des critiques constantes. Des reproches incessants. Des punitions. Ou des répressions. De la populaire réaction que la personne s’élève si on l’abaisse. Bien sûr qu’elle s’élèvera à moins. On s’élève toujours de toute façon. Là est le propre de la Vie. Du vivant. S’épanouir. Grandir. S’élever. La seule chose que nous puissions faire par une intervention intempestive, c’est de lui nuire.

Le Bonheur se cultive dans l’effort. La retenue. L’extraordinaire. Accessible à tous cependant. Un langage. Un choix de mots. Une bénédiction de paroles. Loin de l’humiliation. Loin de la dégradation. Du dénigrement. Loin de l’avilissement. De la domination. Loin de la supériorité. Pas des mots qui encensent par complaisance. Pas des mots vides de sens. Plutôt des paroles qui cultivent le respect de la Vie en soi. La grandeur de notre personne. De toute personne. Qui que nous soyons. Le Bonheur ne considère pas les titres. Ni les métiers. Ni les professions. Il tient compte des personnes. Au delà des habits.

Le Bonheur s’acquiert en «JE». Il est nôtre. Pas celui de l’autre. Il loge dans nos bottines. Pas celles des autres. Il s’assume au quotidien. Il admet ses torts. Comme il est fier de ses réussites. Il ne se place pas sur la place publique par vanité. Il est plutôt discret. Là est l’une des raisons de sa méconnaissance. Il ne fait parler que très peu de lui. Si ce n’est que dans une chanson. Ou de la bouche du poète. Un idéaliste. Peut-on dire à tort. L’inaccessible Bonheur.

Le Bonheur se cultive petit à petit. Il se sème comme moisson. On doit attendre la récolte pour le cueillir. Sans cette attention particulière, il ne pourra éclore au soleil. Il doit être semé avec foi. Sans attente. Au quotidien. D’une manière exceptionnelle. Au tournant, il nous surprendra. Se lancera sur nous sans qu’on ne le voit venir. On attribuera son apparition «au hasard». Dans ce domaine, il n’y a pas de hasard. Pas plus que dans les autres. On n’improvise pas le Bonheur. On le prépare. On lui prépare sa venue. On ne l’espère pas. Il serait déception. On le cultive. Simplement. Au gré des jours. Une parole dite autrement. Avec attention. Envers soi. Envers les autres. Une manière différente de se considérer. Respectueusement. Une façon de considérer l’autre. Également avec respect. Humainement.

Celui qui cultive le Bonheur, arrose ce qu’il souhaite voir apparaître dans son jardin. Non pas ce qu’il ne souhaite pas. Pas plus ce dont il veut se défaire. Il sait que le fait de porter attention à quelque chose lui confère une importance. Peu importe cette chose grandira sous notre regard. Il n’en tient qu’à nous de lui accorder ou pas de l’importance. Pas de le nier. Donner de l’importance à ce que l’on veut voir grandir dans son jardin intérieur comme celui à l’extérieur. Tourner son regard sur ce que l’on veut voir naître ou fleurir n’est pas négation du reste de l’existence.

Le Bonheur ne dénigre pas. N’est pas supérieur à qui que se soit. Ni à quiconque. Faut-il le rappeler. Il reconnaît la valeur des autres. Il reconnaît les stratégies de vie des autres. Différentes des siennes. C’est de l’ordre du choix personnel. Des croyances. Des ambitions. Libre à soi de cultiver les reproches, les critiques, les sermons, les répressions. Libre, de plus, de s’élever et d’élever les autres dignement. Au niveau de l’extraordinaire. De l’exceptionnel. De la grâce d’être vivant. D’avoir cette vie-ci pour jouir pleinement de l’existence. Un don en soi. Un bien précieux. Un trésor d’abondance.

Le Bonheur se trouve là où l’inhabituel se trouve. Là où notre regard est détourné de la tourmente de la journée. Du labeur. Un regard en soi. Tourné vers la personne que nous sommes. Exceptionnelle. Unique.

Le Bonheur se cultive au même titre que les fruits et les légumes. Que toutes semences. Avec discipline. Précaution. Entretien. Au quotidien. Au présent.

On ne naît pas jardiniers. On le devient. Tout comme l’on peut devenir de véritables JARDINIERS DU BONHEUR ®

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Voyez aussi : Être en santé
Bâtir la paix en soi et autour de soi
Le geste d'accompagnement: « Être-avec-l'autre »
Faites-le de toute façon !



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L'auteur de cet article
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Nom: Richard LaChance, Psychologue
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    Mes Amitiés.
    Paix, Santé et Bonheur.

    Richard LaChance.

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